Prêt immobilier
Tout comme un tableau de maître, l’immobilier reste un investissement sûr. Dans le temps terrains et maisons prendront de la valeur. Au bout de 10 ans, un bien immeuble peut espérer voir son prix tripler. Les propriétés, en bord de mer, en bord de route, en centre-ville, bref bien placé, peuvent multiplier jusqu’à six fois leur prix actuel dans ce même laps de temps. En somme, l’immobilier coûte cher. Ce trait caractéristique semble être à la fois un accélérateur et un frein. Accélérateur, dans la mesure où il est tentant d’en faire l’acquisition. Frein, puisque Monsieur tout le monde ne possède pas les sommes nécessaires à l’achat. Pour aider le particulier et l’entreprise, les organismes financiers proposent des prêts immobiliers. Moyennant des intérêts, le banquier avance les fonds nécessaires à la construction d’un immeuble, à l’achat d’un terrain ou d’une demeure. Les prêts immobiliers comprennent aussi les crédits à la réparation ou la rénovation de maison.
Révisable ou fixe ?
Un crédit à taux fixe offre l’avantage de se prémunir contre la montée des taux. Dès le départ, l’emprunteur connaît le montant périodique à rembourser. Celle-ci pourra être graduelle ou fixe au choix. Aucune surprise au programme, le ménage ou l’entreprise gérera son budget en tenant compte de cette charge. Par contre, si le marché connaît une baisse des intérêts, l’emprunteur n’en bénéficiera pas, à moins de renégocier. Dans ce cas, des frais supplémentaires lui seront demandés.
A taux variable, le crédit suit les tendances annuelles du marché, en sachant qu’elles dépendent des variations de la marge du banquier et de l’indice de référence. L’attrait pour cette catégorie s’explique par la perspective de voir ses mensualités diminuer, d’une part. D’autre part, l’intérêt à la première année est de deux ou trois points inférieurs aux prêts à taux fixe. Puis, un remboursement anticipé sans frais est possible. Les spéculateurs en profitent pour vendre rapidement le bien, rembourser et gagner la plus-value. Le risque vient de l’augmentation inattendue de l’intérêt. Manquer de liquidités pour faire face à la hausse des périodicités n’est pas permis. Pour se prémunir contre ces aléas, il est conseillé de plafonner les mensualités, ou de basculer en taux fixes si la surface financière est insuffisante.
Comparer les prêts
Une fois le type de crédit choisi, éplucher et comparer les offres est nécessaire. Cette étape peut être confiée aux mains d’un courtier immobilier. Car un taux bas peut être trompeur. Aussi, en dehors du taux d’intérêt, faut-il considérer les frais d’assurance exigés. Puis examinez quelle garantie vous sera plus avantageuse entre l’hypothèque ou le recours à un organisme de financement. Ensuite, le coût de l’étude du dossier constitue une somme conséquente. Par ailleurs, la flexibilité du prêt est un critère important, car permettant à l’emprunteur d’accélérer le remboursement. Facultatif, les modalités d’un paiement anticipé sont à prévoir dès la signature du contrat. Pour finir, se renseigner sur les avantages fiscaux n’est pas à négliger. Ceux-ci peuvent être liés au statut de l’emprunteur ou au type de prêts.
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